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samedi 16 février 2013

Holder


À première vue, le menu du Holder (McGill, Vieux-Port de Montréal) me rend perplexe, parce que je n'arrive pas à mettre le doigt sur la spécialité des lieux. Il y a des pâtes, du poisson, de la viande, des salades, des tartares.. ouf, trop de choix pour la paresseuse que je suis - Heureusement que notre super serveur nous fait un alléchant exposé de son menu!


On débute ainsi par l'entrée de mozzarella di buffala, idéale pour partager. La mozzarella est fondante et salée à souhait, les tomates sont fraîches, et la réduction de balsamique est divine. Le pesto, la verdurette et les figues fraîches apportent un beau punch à l'assiette.


En repas principal, j'opte pour un des deux plats du jour, soit un risotto safrané aux crevettes, pieuvre grillée, crabe et petit pois verts croquants. C'est exquis (surtout avec le pinot noir), mais la portion n'est pas assez généreuse, et je cherche désespérément les morceaux de pieuvre.


Je goûte aussi au tilapia pané, sur légumes en julienne avec noix de pin; je trouve le poisson beaucoup trop cuit, il est sec. Mais les saveurs sont bien présentes.


En dessert, parce qu'on a encore faim, on se gâte avec le mi-cuit au caramel au sel de Maldon, et une glace au caramel avec un petit biscuit sec aux amandes en guise de chapeau. Le serveur a tenu sa promesse; avec ce dessert, le tour est joué!


Pour le reste, l'endroit est magnifique, avec les hauts plafonds, les murs arrondis en cuivre et ses airs européens. Le bar est également très impressionnant, de même que le cellier. Les serveurs sont tous très professionnels et divertissants, rien à dire de négatif à ce sujet.



Bouffe: 8/10
Ambiance: 8/10
Service: 8/10

Prix: $$, $$$

dimanche 10 février 2013

Trip de Bouffe

Trip de Bouffe, c'est une boulangerie libanaise, une épicerie fine et un comptoir prêt-à-manger sur Mont-Royal (Plateau), ouverte par deux amis l'été dernier.




Le comptoir prêt-à-manger se divise en trois sections principales. La première, c'est les repas chauds, comme du poulet, du riz et du poisson. La deuxième, c'est les salades, fraîches et colorées, incluant la salade grecque et fattouche. La troisième, c'est la boulangerie, avec lahambajin (genre de pizza pita, avec viande hachée, le mélange libanais d'épices zaatar et/ou fromage), kebbe et rouleaux de fromage.





Vous pouvez également choisir des noix, de l'huile d'olive et d'autres produits fins, disponibles sur les étagères du mur. Au frigo, il y a aussi du hoummos, des olives, des navets roses, des betteraves et du labne (fromage crémeux libanais). Finalement, au comptoir-caisse, il y a des petits desserts libanais succulents (surtout les poudrés blancs fourrés avec une crème à la datte!).




Ma critique pour Trip de Bouffe sera assez simple, parce que tout est bon. Vraiment, je vous recommande d'y aller au moins une fois par semaine pour pouvoir tout essayer, à chaque fois que j'y vais je retombe en amour (en plus les proprios sont trop charmants!). Ils proposent également le service de traiteur.


Bouffe: 9/10
Ambiance: 8/10
Service: 9/10

Prix: $ (VRAIMENT, pas cher! / débit ou argent comptant seulement)

La Banquise & La Quincaillerie

La Quincaillerie, c'est bien plus qu'un bar sur Rachel. C'est aussi l'endroit parfait pour écouter le hockey (tournée de shooters à chaque 3 buts), jouer au babyfoot, jouer à des jeux de société, et surtout, manger votre poutine de La Banquise. Oui oui, vous pouvez faire tout ça au même endroit, que demander de plus?

Donc, voici comment ça marche: Vous allez à La Banquise, vous faites la file du take-out à gauche (beaucoup plus courte), vous commandez votre poutine préférée, et vous allez la bouffer à La Quincaillerie, la porte à droite de La Banquise.



Pour ma part, je choisis La Taquise (tomates, crème sûre et guacamole), alors que mon ami opte plutôt pour La T-rex, idéale pour les meatlovers et/ou les mâles alpha (steak haché, pepperoni, bacon et saucisses à hot dog). À boire, on essaie un des nombreux drinks de La Quincaillerie, que ce soit un cocktail du jour, comme le Bloody Quincaillerie (avec olives et cornichons - ouach pas pour moi!), une piscine de Daiquiri aux fruits de votre choix, ou un drink fancy comme La Marette avec Chambord, Bailey's, lait et cerises (lovely).






Alors c'est un rendez-vous pour la prochaine game du CH!

Bouffe: 8/10
Ambiance: 8/10
Service: 7/10

Prix: $

Kazu

Il se peut que vous n'ayiez jamais entendu parlé du Kazu (Ste.Catherine Ouest, coin St.Marc), après tout l'endroit ne fait aucune publicité, et ne possède même pas de site web. Si le nom sonne familié, c'est sans doute parce que tout ceux qui l'ont essayé sont unanimes pour dire que c'est l'un des meilleurs restos auxquels ils n'ont jamais mangé. On vous mettra alors en garde que l'endroit ne prend aucune réservation, et qu'il faut faire la queue pour y entrer.

Oui oui, il vous faudra attendre plus de 20 minutes à l'extérieur, beau temps mauvais temps. C'est bien le seul restaurant que je connaisse qui puisse se vanter de cet exploit (sauf peut-être la Banquise à 3am). C'est d'ailleurs une bonne façon de trouver le resto, qui ne fait pas plus de 5 mètres de large, et compte moins de 30 places assises, y compris celles au comptoir. D'ailleurs, si vous avez la chance (impossible!) de choisir votre place, optez pour le comptoir, car vous pourrez voir le Chef et sa brigade à l'oeuvre.





Mais croyez-moi sur parole, ces légers inconvénients seront vite oubliés une fois à l'intérieur, et surtout une fois que vos papilles auront un orgasme au contact de la nourriture. Je ne sais pas ce qui rend les assiettes du Kazu si spéciales. C'est peut-être la fraîcheur des aliments, la coupe des produits, le mariage des ingrédients, des saveurs et des textures, ou encore leurs sauces magiques. Je cherche sérieusement les bons mots pour vous décrire ce qui m'est arrivé en mangeant au Kazu. Alors, allons-y plutôt factuel :

Trop paresseux (et ignorants) pour choisir parmi le menu papier et les autres choix disponibles ce soir là collés à même le mur, la serveuse nous recommande sans hésitation deux entrées et deux plats principaux à partager, concept traditionnel d'un izakaya (tapas version japonaise).
  • On début ainsi avec le carpaccio de boeuf, surmonté de roquette et menthe, avec céréales au riz et sauce magique style soya. Je comprends alors pourquoi le Kazu est si mythique, ça commence en force!
  • On poursuit avec l'entrée de dumpling au porc, avec une espèce de crêpe en décoration et une autre sauce magique (dommage, pas de sauce aux arachides).
  • Comme plats de résistance, on débute avec le bol de nouilles, salade de tartare de saumon et thon, riz et légumes marinés.
  • On continue avec les ribs, qui m'obligent a ordonné mon ami d'arrêter de parler pour goûter la viande, qui est si tendre et juteuse que je me demande pourquoi je suis végétarienne à mes heures ces temps-ci!
  • On conclut avec de la crème glacée molle à la vanille, avec matcha (poudre fine de thé vert moulu) ou caramel, et un thé vert.





Tout au long de notre expérience, nous avons eu droit à un service rapide, courtois et honnête de la part de tous les serveurs, et même du Chef qui prenait le temps de nous demander si nous étions contents de la nourriture, et même pour nous faire des blagues. Malgré la file qui n'a pas pris de vacances, nous n'avons presque pas senti la pression de partir.

Pour les chanceux qui habitent à proximité, le Kazu propose également la formule «Take-out».

Bouffe : 10/10 (Sans parler de la présentation des plats, art parfaitement maîtrisé par le Chef)
Ambiance : 7/10
Service : 7/10

Prix : $$

Bevo


La 6e édition du Happening Gourmand vient tout juste de se terminer, événement culinaire regroupant les 8 établissements du groupe Expérience Vieux Montréal. C'est à la pizzéria Bevo (St-Vincent coin St-Paul, Vieux-Port) que j'ai pris part à l'événement qui se tenait du 10 janvier au 3 février 2013, et proposant des menus trois services à 23$ ou 26$.




En entrée, je choisi les champignons portobellos et les asperges vertes avec sauce fontina: les champignons sont irrésistibles, les asperges peu fraîches et la sauce pas assez onctueuse, mais le goût y est. En plat principal, j'opte pour le veau: mauvaise idée dans un restaurant spécialisé dans la pizza au four à bois! La viande est sans goût, et la salade qui l'accompagne est amère et aigre (la faute au satané chou rouge!). Je goûte la pizza, et je regrette mon choix initial (le veau): la pâte est exemplaire, nous nous sommes battus telles des mouettes pour avoir les restes! Pour conclure, le gâteau au chocolat praline est impeccable, avec ses morceaux de Ferrero Roche.






Mes amies essaient également la poutine offerte dans le cadre de la Semaine de la Poutine de Montréal, qui est correcte, sans plus. La sauce demi-glace et les oignons caramélisés sont le highlight, selon leurs dires.


Ensuite, il vaut la peine de mentionner la magnificence du décor, avec les plafonds hauts, les murs en pierres des champs et les arches, que seul le Vieux Port peut nous offrir. Les luminaires et le cellier sont également plus qu'impressionnants.




Finalement, le service n'était pas à la hauteur des lieux: le serveur avait l'air blasé et sans passion pour son métier.
Sommes toutes, une excellente soirée à passer entre amis, et également conseillé pour une date.

Bouffe : 7/10 (Pour la pizza seulement!)
Ambiance : 8/10
Service : 5/10

Prix: $$

OMMA

OMMA, c'est maman en coréen, et c'est surtout Mi kyum Kim, la femme derrière ce petit bijoux de resto et derrière les fourneaux. D'origine coréenne, elle a la bosse des affaires, de Paris à New York, pour aboutir à Montréal il y a environ 10 ans. C'est depuis peu qu'elle tient le OMMA sur Bernard (Mile-End), après avoir fermé sa boutique de thé sur Crescent.






Bien qu'elle arrive parfois au travail habillée en Chanel, Mi kyum Kim n'a rien de snob: les serveurs me confirme qu'elle est la maman de tous. On ressent effectivement tout l'amour et tout l'esprit familial qui habitent les lieux. Parlant des lieux, l'espace est décoré par les merveilleux dessins de sa fille, que l'on retrouve également à travers le menu.

À manger, on opte pour le repas traditionnel coréen, soit le fameux bibimbap: Dans un bol en pierre brulant, on y met du riz, une variété de légumes marinés, un choix de protéine et un oeuf cru. Le principe est de mélanger le tout, ce qui permet de faire cuire l'oeuf et de faire frire le riz, tant la paroi est chaude. C'est bon, les saveurs sont intéressantes, mais le petit goût de «cramé» me déplait. Je préfère de loin le plat de crevettes, légumes, riz et noix de pin, dans une sauce bonne à s'en lécher les doigts.



Le service est super, le très expressif maître d'hôtel nous explique avec amour l'histoire du restaurant ainsi que ses plats coups de coeur. Bref, une très belle découverte à ajouter à votre liste!

Bouffe : 8/10
Ambiance : 8/10
Service : 8,5/10

Prix : $