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lundi 24 décembre 2012

Les Héritiers


Les Héritiers (Mont-Royal, Plateau) est un membre de la grande famille incluant le Monsieur B, le O’Thym, Les Canailles, le Smoking Vallée, le Wellington (nouvellement ouvert à Verdun), bientôt un nouveau venu dans le vieux Longueuil et, scoop, prochainement dans Rosemont. Ces 8 restos proposent une cuisine française/terroir, et sont tous des AVV (apportez votre vin).



La carte peut se prendre en formule dégustation 5 services pour environ 50$, idéal pour deux petits (ou moyens) appétits. La soupe, qui vient avec tous les plats, est très ordinaire, on pourrait facilement s’en passer. En entrée, le morceau de chèvre chaud sur salade mesclun est grossier et sec, le mélange avec le miel et les figues est évidemment gagnant, mais sans surprise. Le trou normand est un sorbet du Bilboquet aux canneberges et vodka, un petit plaisir.






Le plat de résistance, un confit de canard & gésiers (i.e. des glandes de l’estomac du canard), est certes tendre et bien assaisonné, mais vous pouvez en avoir le double en allant chez dans un Steak Frites St-Paul, en plus d’avoir des fèves vertes craquantes, des frites, et une riche sauce à la moutarde. Chez Les Héritiers, le confit est plutôt déposé sur la même salade mesclun banale de l’entrée de chèvre chaud, avec deux patates fades complètement perdues dans l’assiette. Le seul wow réside dans les petits champignons armillaires de miel. En finale, le brownie aux arachides avec caramel salé est décadent, et sa glace à la banane goûte plutôt la banane verte non mûre.





Le service est exemplaire, le panier de pain est toujours rempli et le serveur connaît ses ingrédients et l’histoire de son restaurant comme le fond de sa poche. L’endroit est petit, mais accepte les gros groupes, au contraire du Quartier Général. Beaucoup d’ambiance, mais très bruyant : déconseillé pour les couples à la recherche d’un endroit intime, ou pour les personnes qui n’aiment pas parler fort.

Bouffe : 7/10
Service : 8/10
Ambiance : 7,5/10

Prix : $$$

vendredi 23 novembre 2012

Le Contemporain

Le Contemporain, c'est le bistro du Musée d'art contemporain de Montréal (Ste-Catherine, Quartier des Spectacles). Le décor est sublime et digne des oeuvres d'art que présente le musée.



À l'heure du lunch, on propose une table d'hôte à 24$ pour deux services, et 27$ pour trois. À l'entrée, on se laisse tenter par la crème de courge au siphon (outil de cuisine servant à faire des crèmes fouettées ou des mousses aériennes), myrica (poivre long de la forêt boréale) et jeunes pousses - ce qui est bien avec l'expérience du Contemporain, c'est que l'on en apprend beaucoup ! On goûte aussi à la verdurette aux pommes, noisettes grillées, tranches de canard fumé façon proscuitto et copeaux de fromage. Les présentations sont fabuleuses, et les goûts sont à la hauteur.




Pour le plat de résistance, la côte de boeuf cuite en 72 heures comble l'appétit. Pour ma part, je choisi la morue cuite à la perfection avec saucisses de porcelet tendres et juteuses à souhait. La mousseline de haricots qui l'accompagne est trop salée et d'une couleur moche. L'oeuf mollet n'ajoute rien à l'assiette. Bref, le plat est un peu décousu, mais le poisson et la viande sont goûteux.




Pour terminer, l'émulsion de chocolat et éponge à la betterave et gel fluide au cassis est superbe, et le fromage Zacharie Cloutier sur crouton de pain avec gelée de poires et noisettes est délicieux.




Le Contemporain vaut certainement le détour, surtout pour la beauté des lieux et des plats, qui d'ailleurs contiennent des produits locaux et bios. Dommage que l'endroit soit si vide de vie.

8,5/10

Magnifique terrasse en été

jeudi 1 novembre 2012

Les Trois Petits Bouchons



On m’avait fortement recommandé Les Trois Petits Bouchons (St-Denis/Gilford), qualifiant l’expérience de «vrai carnage». Carnage comme dans carnivore, car le menu, sur tableau de craie, bien sûr(!), est très viandé - cerf, canard, veau, agneau, etc.. On retrouve aussi des poissons, mais rien pour les adeptes de pâtes. La maison travaille avec des produits locaux du terroir, on remarque tout de suite la grande attention portée aux choix des ingrédients. Les accompagnements ne laissent pas leur place non plus, j’ai rarement souhaité avoir plus de légumes dans mon assiette ! Le veau est très bon, quoi que j’aurais préféré qu’il soit arrosé. La bête est servie avec ravioli, ravioli sans S parce que je n’avais qu’un tout petit ravioli orphelin à la courge, perdu sur une pièce de veau. Le T-Bone est nerveux, et son couscous de chou-fleur très ordinaire. L’entrée de ceviche de bar est fondante, le crumble en dessert contient de bonnes poires encore fermes, mais est gâché par une glace au thym qui goûte le gazon (on nous indique que la glace aux amandes habituellement servie a «foiré», et je cite).
 
L’endroit est très accueillant et feutré, il y a une belle intimité. Le service est bon quoi que confus : nous avons eu plusieurs serveurs, dont un qui avait des allures de clown quelque peu bourré.
Les assiettes sont très dispendieuses pour la quantité, mais heureusement, les saveurs sont tellement satisfaisantes que l’on oublie le reste. À boire, une grande sélection de vin, le restaurant porte bien son nom. Je ne peux vous en dire plus à ce sujet, nous avons opté pour la sobriété en ce lundi soir !
8,5/10