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dimanche 10 février 2013

La Fête de l'Érable 2013


Petit mardi soir, direction le Salon Ovale du Ritz-Carlton, où se tient la Fête de l'Érable 2013 organisée par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Je m'y rends d'un pas assez décontract, avec l'idée d'y rester pas trop longtemps. Erreur! M'attend un comité d'accueil qui m'invite à pénétrer dans cette majestueuse salle aux lumières bleues et au tapis si épais que mes talons hauts s'y noient.





Le coquetel débute par des amuses-gueules à l'érable, comme les pétoncles à l'eau d'érable en verrine, ou les sucettes de foie gras enrobées de bonbon à l'érable qui colle agressivement aux dents (pas pratique pour faire la conversation!). On nous sert des cocktails à l'érable minutieusement conçus par Le LAB, comptoir à cocktails. Même s'il est difficile de mettre la main sur un de ces précieux breuvages (la faute au photographe et son photoshoot), ils sont grandement appréciés et désaltérants.


On nous invite à prendre place à table, pour le point de presse. J'apprends ainsi que cette année, le produit vedette de la Fête de l'Érable est l'eau d'érable pure, que vous pourrez retrouver sur le marché dès avril prochain sous la marque SEVA, OVIVA et MAPLE3. Nous avons eu le plaisir de goûter à deux variations de cette eau, en grande primeur, la première à 1,8 Brix, la deuxième à 2,5 Brix (Le Brix est une unité qui mesure la teneur en sucre de l'eau d'érable, le sirop d'érable est à environ 20 Brix pour vous donner un comparatif). J'apprends également que l'odyssée gastronomique que je m'apprête à vivre est l'oeuvre du Chef belge Pierre Résimont de l'Eau Vive (deux étoiles Michelin), Ambassadeur de l'érable 2013. On en profite également pour lancer le livre de Philippe Mollé, Le Grand Livre de l'Érable, qui contient des recettes pour cuisiner avec l'érable tous les jours de l'année (livre autographié qui nous sera d'ailleurs remis en cadeau à la sortie). On remercie également les Créatifs de l'Érable présents pour l'occasion, et je constate ainsi que Jérôme Ferrer (Europea) est parmi nous, de même qu'Alexandre Loiseau (Cocagne), Christophe Morel (Christophe Morel Chocolatier), Sébastien Munch (Initiale) et tout plein d'autres grandes pointures de la scène culinaire montréalaise.




Après toute cette information, il est grand temps de se régaler. On débute par des pétoncles saisies et assaisonnées à la perfection, avec pancetta, boules de potimarron (citrouille), cébettes (mot huppé signifiant échalote!) et une vinaigrette à l'érable avec fruits secs et noix. Le mariage est réussi, je suis dans mon élément. S'en suit un généreux lobe de foie gras poêlé, déposé sur une tranche de citron confit à l'eau d'érable et un pain d'épice, qu'il faut absolument manger à la verticale. Je ne suis pas une fana de foie gras, mais celui-ci me plait, sans doute parce qu'il est trop cuit et donc moins gélatineux. Une figue au vinaigre d'érable accompagne le foie, beaucoup trop vinaigrée pour mes pauvres papilles. C'est le citron confit qui est le highlight de mon assiette.






Comme plat de résistance, on nous présente une caille farcie aux ris de veau avec une carotte glacée à l'eau d'érable, la meilleure que j'ai mangé de toute ma vie! En tant que végétarienne à mes heures, la caille est ce que j'ai le moins aimé, mais mon voisin de droite (qui est également le chef de cuisine du restaurant d'Anne Desjardins, l'Eau à la Bouche, à St-Adèle) me rassure que la cuisson est contrôlée, et va même jusqu'à décerner une note de 9 au plat.


Pour la finale, une sublime assiette avec un morceau de banane caramélisée, un chocolat coulant au centre, une glace au fruit de la passion, et un sorbet yaourt, yuzu (citron japonais) et érable, qui goûte le sapin si vous voulez mon avis. On accompagne le tout par le whisky canadien Coureur des Bois, avec une touche de sirop d'érable.


Pour une fille qui pensait s'en tenir à un 5 à 7 relax, j'ai plutôt passé 5 heures à discuter avec des gens formidables, à manger comme une princesse et à apprendre sur ce produit noble qui fait du Québec la capitale mondiale de l'érable. Pas mal pour un petit mardi soir, non?

Un gros merci à Mimi Vallée pour cette expérience.

lundi 28 janvier 2013

O'Thym

Le restaurant apportez-votre-vin O'Thym (Maisonneuve coin Amherst, downtown Montréal) propose un court menu français à l'ardoise.


J'essaie le trio de pétoncles enrobées dans le prosciutto. Je n'ai jamais compris la pertinence de barder un fruit de mer au goût si délicat avec du gros bacon. C'était tout de même très bon, les pétoncles sont bien saisies. La purée sur laquelle elles sont assises est sublime, dommage que la quantité soit si timide. Les petits légumes au balsamique qui les accompagnent sont sympathiques, mais le quinoa au chou-fleur pourrait très bien être absent.



Ma partner choisit deux entrées en repas, à savoir un tartare de saumon et un autre de boeuf. Le premier est classique, avec câpres et échalottes françaises, et est rehaussé par une légère crème sûre à la betterave et un crumble de pistaches. Le tartare de boeuf est une explosion de saveur, avec les pommes vertes croquantes, l'huile de sésame et les noix de pin grillées. Comme vous pouvez le constater, les présentations sont soignées, une petite attention qui fait parfois la différence.



Bref, on mange bien au O'Thym, c'est une cuisine sans flafla, il en va de même pour l'ambiance et le service.




Bouffe : 8/10
Ambiance : 8/10 Étonnamment plein pour mardi soir à -30
Service : 7/10 Le strict minimum

Prix : $$

samedi 26 janvier 2013

Le Bremner


Le Bremner (Saint-Paul Est, Vieux-Port de Montréal) est le deuxième bébé du chef et célébrité Chuck Hughes, qui est derrière le Garde Manger (Saint-François-Xavier, Vieux-Port de Montréal), une des meilleures nouvelles tables, réputée pour sa barre Mars frite et son Bloody Mary au crabe, et plusieurs émissions de télé (Chuck's day off), en plus d'avoir remporté le Iron Chef America.

Pour Le Bremner, Chuck est allé chercher le chef Danny Smiles, anciennement du Beastro, le restaurant de la Commission des Liqueurs du Plateau, puis au Inferno, dans la petite Italie, un autre jeune talentueux, passionné et généreux, avec, bien sûr, des manches de tattoos. 


Pour vous y rendre, il vous faut connaître l'adresse, 361, puisque l'endroit n'a pas d'enseigne extérieure. On pénètre ainsi dans un demi sous-sol sombre en pierres des champs, qui rappelle le Velvet, club underground de l'Auberge St-Gabriel.




Il faut absolument s'installer au bar, question d'être au centre de l'action et de la magie du Bremner. Ça permet de connaître les bartenders, d'apprendre comment ils font leur propre coca-cola le dimanche matin, de les voir ouvrir les huîtres, mais surtout d'avoir le meilleur service ever. Ça permet aussi de se faire amis avec les autres clients installés au bar, pour boire plus de bulles & de hot shots, comme de vrais voyous!




Après votre première flûte de champagnes, laissez tomber les menus et donnez carte blanche au chef. On débute ainsi par un classique plateau d'huîtres (le grand amour de Chuck) et de pétoncles mixtes, comprenant des pétoncles choppers de Boston, des pétoncles Princess des Îles-de-la-Madeleine, des huîtres Coluille Bay et Glacier Bay du Nouveau-Brunswick, accompagnées d'une mignonette classique, maison (vinaigre blanc & gingembre), et une relish de céleri & jalapeno : C'est frais, c'est savoureux, on trippe!




On nous sert ensuite un plat de gravlax de flétan, avec crème fraîche, peau de poulet, kale et câpres frits, véritable coup de coeur de ma soirée, pour le mélange de texture et de saveurs. S'en suit le plat de sashimi de thon albacore avec tahini, oeufs de poisson et pousses de coriandre.



On poursuit avec du crabe des neiges au kimchee sur un petit gâteau de riz croquant, et on termine de peine et de misère avec le demi homard avec une béarnaise au crabe sur une tombée de champignons dans un succulent glaçage au veau, un peu trop cochon en cette fin de repas.



On termine avec des beignets maison au sucre, pommes, chocolat et citron, qui rappellent la queue de castor. La coupe de crème de chocolat salé avec guimauve à l'orange est correcte, sans plus, mieux vaut s'en tenir à la tire éponge maison, que l'on brise allègrement.




Bouffe : 9,5/10
Ambiance : 9,5/10
Service : 10/10

Prix : $$$

jeudi 1 novembre 2012

Grange Vin + Bouffe


La poutine froide aux fèves vertes du restaurant Grange vin + bouffe (McGill, Vieux-Port Mtl), avec fromage couic-couic et oignons caramélisés, est leur plat signature depuis l’ouverture. Mes attentes étaient hautes, et ont été comblées : Un must !
Les pétoncles sont cuits à point et bien assaissonés, servis avec poireau croquant et une purée qui goûte bien le bacon et le cheddar fort, un régal. Le tartare au boeuf et cognac est bon et bien relevé, sauf qu’il ne goûte pas du tout le cognac (!).
La soirée s’est gâchée au niveau des plats principaux, sauf si vous aimez la terrine de foie gras à texture de jello. Le magret de canard est bien cuit, et les accompagnements sont acceptables, quoi que trop salés. Les baby-back ribs sont bonnes, mais les frites de polenta et la tombée de chou au lardon sont trop riches, il manque d’équilibre dans l’assiette.
Les desserts rattrapent le repas, avec du popcorn qu’on trempe dans une crème prise salée, et un biscuit mi-cuit salé avec glace à la vanille.
                              
L’ambiance est correcte, sans plus. La thématique n’est pas assez mise en valeur, on aurait voulu voir des belles portes de grange, en vain.
7,5/10



Grenadine


La Grenadine (Hôtel-de-Ville/Ontario) est un petit apportez-votre-vin qui sert une cuisine française fusion. L’endroit est très chaleureux, avec un coin semi-privé juste pour nous !
 
Tout juste assises, les plats commencent déjà à arriver, pour notre plus grand bonheur. Le menu dégustation (55$ pour un 5 services) change selon l’humeur du chef : tomates multicolores, tartare et tataki de bison, pétoncles, soupe de poisson, canard, porc frit, cheval, maquereau, etc. ! Malheureusement, aucun wow pour ma part. Le tataki n’est pas assaisonné et est raide, la compotée de pêches avec graines de coriandre est agressante en bouche, les pétoncles mal nettoyés, l’avocat trop dur, le canard est affreusement sec et la liste continue. Seul point fort, la viande chevaline sur sa purée de pommes de terre.
                            
Même si mes amies n’étaient pas d’accord, j’aurais aimé avoir des grains de pomme grenade dans mes assiettes, question de souligner le nom de l’endroit !
 7,5/10 :: Service hors pair


Ficelle


J’ai essayé le nouveau restaurant Ficelle : Vin, bulles et foie gras qui a ouvert ses portes samedi dernier (4517 St-Denis, Montréal). Tout d’abord, le nom. Ficelle provient de la façon de calculer le vin consommé par les clients. Lorsque vous achetez une bouteille, vous n’êtes pas obligé de la finir. Le prix chargé sera calculé en fonction de la quantité de vin bu, grâce aux noeuds sur la ficelle déposé au goulot de la bouteille. Génial, non?
Ensuite, côté bouffe, vous l’aurez deviné, la spécialité est le foie gras. Les amateurs seront servis; tout d’abord, l’assiette classique de pain et beurre est remplacée par une mousse de foie gras et croutons de pain. Ensuite, on retrouve une dizaine de déclinaisons de foie gras, servi à la tranche. 
Pour ma part, j’ai plutôt essayé l’entrée de fromage de chèvre et miel servis dans une crêpe frite; délicieux. En repas principal, j’ai dégusté les pétoncles accompagnées de légumes de saison (beaucoup trop salés), et j’ai également piqué dans l’assiette de mon voisin une bouché de pintade servi avec sauce chocolat-curry (pour les audacieux). La purée de carotte était sublime. 
En dessert, un mi-cuit au chocolat et sauce caramel salé, accompagné de Kinder Surprise (souvenir de mon enfance!).
Niveau décor et ambiance, j’ai particulièrement aimé les murs en pierres et le petit foyer. 
J’ai également eu droit à un service comme j’en ai rarement connu, les propriétaires sont charmants !
À découvrir : 8/10